Panem & Football
Publié le 22/04/2023 , édité le 22/04/2024.
La souffrance seule ne suffit pas pour comprendre que l'on est un animal de ferme. Un certain niveau de conscience est en plus nécessaire. Les animaux qu'exploite l'homme par exemple, ne se posent probablement pas de question. Mais si ils étaient évolués au point de pouvoir s'interroger sur leur condition, le fermier ne leur dirait sans doute pas la vérité, mais plutôt une histoire justifiant leur asservissement, peut-être même aurait-il l'audace de leur dire qu'il les aime et que c'est pour leur bien.
Quiconque contemple ce qui se passe sur cette planète est forcé de constater qu'il y a quelque chose qui cloche. Du fait notamment que la souffrance y est omniprésente. Les causes de la souffrance sur Terre sont nombreuses, mais parmi tant d'exemples que l'on pourrait citer, prenons un fait simple, qui ne souffrirait pas la contradiction, et qui est le fait que cet endroit soit un bain de sang permanent. Mais Dieu est amour, tout est amour et lumière, vos anges gardiens veillent sur vous, blabla. On peut entendre ce genre de discours ici et là. Difficile de dire si c'est du déni, de l'humour, le syndrome de Stockholm, ou autre chose. C'est pour sûr délirant. Mais les gens qui tiennent ce genre de discours, tout comme ceux ayant une analyse plus lucide, constituent probablement une minorité. La majorité semble juste endormie, sans questionnement sincère sur cet endroit, tel un animal dans sa ferme. Les gens vivent leurs vies, dans une transe induite par les journaux télévisés et l'actualité footballistique. C'est parfois à se demander si ils ne sont pas des PNJs. On ne saurait dire que c'est le cas, ni non plus discréditer totalement le concept, étant donné que la seule conscience dont on fait l'expérience est sa propre conscience. Peut être que cela pourrait être expliqué par cette phrase d'un personnage du Truman Show, disant que l'on accepte simplement la réalité du monde tel qu'il nous est présenté. Une réalité cruelle, au sujet de laquelle on ne saurait être dupe si l'on ne détourne pas le regard.
Le monde n'est pas fait d'arcs en ciel donc, et une approche plus lucide, le décrit plutôt comme étant le lieu d'un rapport de forces, et dont la nature donne l'exemple, est le modèle à suivre. La nature est agonistique, et est parfois invoquée pour justifier le chaos ambiant. La nature, où il y a les loups et les agneaux, les prédateurs et les proies, raconte quelque chose au sujet de notre monde, le fait qu'il soit régit par le conflit. Pas de quoi en faire toute une histoire donc. La violence, la prédation, les forts, les faibles, ect, tout cela c'est Mère Nature qui l'a voulu. Cela se défend. Mais l'on peut se demander pourquoi la nature est ainsi faite pour commencer, pourquoi est-elle une jungle? Et ensuite, imaginons que vous vous promeniez dans la jungle, et qu'un lion décide que vous êtes son déjeuner. Le lion ne fait rien de mal n'est-ce pas? Il se comporte juste comme un lion n'ayant aucune notion du bien et du mal. En ce qui concerne l'animal humain c'est différent, celui-ci est supposé écouter sa conscience, mais ça, ce sont de belles paroles. Dans les faits, c'est l'animal le plus vicieux, celui dont on dit qu'il est au sommet de la chaîne alimentaire. Vraiment?
On retrouve la prétention de l'espèce humaine dans son assomption qu'elle est au sommet de la chaîne alimentaire. Mais, pour paraphraser Robert Monroe dans son livre Far Journeys, d'aucuns se sont posé la question philosophique de la place de l'animal humain dans le processus. Qui nous mange?
Robert, dit "Bob" Monroe est un auteur américain, connu grâce à ses livres traitant de projection astrale. La projection astrale, ou décorporation, ou expérience hors du corps, est un phénomène connu et documenté, mais qui, lorsqu'il n'est pas sujet au pseudo-scepticisme, suscite assez peu d'intérêt. Savez vous pourquoi? Cela n'a pas de rapport avec le football. Il faut aussi remarquer que, concernant les sujets que l'on placerait sous le label paranormal, ou surnaturel, peu importe le nom, les sujets qui ne rentrent pas dans la boîte du paradigme matérialiste actuel, l'avant-garde semble venir de pays anglophones, et ne pas vraiment trouver de relai en langue française. Qu'est ce que cela veut dire? Je ne sais pas. Sur trois des livres de Robert Monroe, un seulement a été traduit en français.
Dans le livre de Monroe, Far Journeys, un passage devrait particulièrement attirer l'attention du lecteur ouvert d'esprit, cherchant à donner un sens à la dystopie flagrante qu'est notre réalité partagée, sans recourir à des dissonances cognitives. C'est le récit de la création de la planète Terre, donné à Monroe dans un état de décorporation, par une entité nommée BB (bibi). En effet BB participe avec un ami, AA, à une sorte de croisière, dont l'une des escales touristiques est la planète Terre. Et il a en sa possession une brochure de voyage qu'il appelle TSI Brochure (Time-Space Illusion). Une brochure sur la construction spatio-temporelle, qualifiée d'illusion. Probablement ce que certains appelleraient le "cube temporel", bien que ce terme précis ne soit pas employé dans le livre. La "science" parle de continuum espace-temps. Une construction dont le plan terrestre fait partie, mais dont on laisse entendre qu'il n'est pas unique au sein de cette illusion, et auquel la brochure consacre un récit, son "Origine Story" si l'on peut dire. Un récit ayant plongé Monroe dans une profonde dépression, et qui devrait normalement susciter des sentiments similaires chez quiconque saisissant la gravité de ce qui y est raconté, et ne prend pas ça comme une simple curiosité, à la légère. Ce récit, que Monroe aurait pu passer sous silence tant il est dérangeant, mais qu'il décida d'incorporer à son livre, probablement parce qu'il décida d'être un chercheur honnête jusqu'au bout, et ne négliger ni dissimuler aucune donnée, ne tient pas en un simple paragraphe, ni même en une seule page. Il s'étend sur plusieurs pages et constitue presque un chapitre entier. Un récit difficile à synthétiser donc, mais à l'ère de Tik Tok, mieux vaut ne pas faire trop long.
La brochure fait mention de quelqu'un, quelque part, "Someone Somewhere" en anglais. Une terminologie intéressante, car une personne avec un background religieux par exemple, aurait probablement qualifié cette entité de "dieu". Une autre portée sur les UFOs, les extraterrestres, l'aurait peut être qualifiée d'"alien". Au passage même le terme "Archonte" n'est pas dénué d'une certaine connotation. A croire que l'on rentre dans une boîte dès que l'on commence à nommer les choses. Mais Monroe, ne sachant pas exactement ce que c'est, et dans ce qui doit surement être attribué à un effort de neutralité, d'objectivité, se contente de l'appeler "Someone Somewhere". Et ce quelqu'un, quelque part, valorise et collecte une substance particulière. Cette substance est nommée "Loosh". C'est une denrée rare dans ce quelque part. Son utilisation est énigmatique, mais elle semble être consommée un peu comme une drogue. La "Loosh" est un résidu qui procède du "cycle carbone-oxygène" est-il écrit, qui existe à l'état naturel, mais en trop faible quantité pour répondre aux besoins de la demande. Ce quelqu'un décida alors de produire cette substance artificiellement, de la cultiver plutôt que de la chercher sous sa forme naturelle. A cette fin, il construisit un jardin.
Dans un environnement fertile, propice au cycle carbone-oxygène, ce quelqu'un commença à faire des essais. Ses premières cultures consistaient en des formes de vie élémentaire. Ces formes de vie unicellulaires produisaient de la Loosh, mais en faible quantité, à cause de leur courte durée de vie, et extractible seulement à la fin du cycle, soit au moment de la mort. Ainsi ces cultures ne valaient pas vraiment la peine.
Les expérimentations donnèrent bientôt lieu à des formes de vie plus complexes, plus grandes, et donc plus productives, mais il fallait toujours attendre la mort pour la récolte. Paradoxalement, la durée du cycle de ces formes de vie, proportionnelle à leur taille, était problématique.
De nouvelles formes furent créées, tout aussi grandes que les précédentes, mais auxquelles fut ajoutée une caractéristique importante, la mobilité. Elles furent aussi conçues de manière à ce qu'elles se nourrissent des précédentes formes de vie, statiques. Comme les statiques, ces nouvelles formes mobiles produisaient et libéraient de la Loosh au moment de leur mort, mais en se nourrissant, elles mettaient également fin au cycle de vie des statiques, permettant ainsi de récolter la Loosh de ces dernières sans avoir à attendre la fin de leur cycle.
La prédation des formes les plus évoluées, mobiles, sur les moins évoluées, statiques, créa un problème. Il n'y eu bientôt plus de quoi nourrir les formes mobiles, qui avaient une durée de vie bien plus grande que les statiques, et la pénurie ne tarda pas à donner lieu à des conflits entre les mobiles, qui convoitaient souvent le même repas. C'est alors qu'une découverte majeure fut faite: du conflit émanait de la Loosh, de haute qualité, et en grande quantité. Comme la prédation, le conflit apporta une réponse au problème de la récolte.
Fort de cette découverte, ce quelqu'un créa une nouvelle espèce parmi les mobiles, qui se nourrirait non pas de statiques, mais de mobiles. Le premier carnivore on suppose. Cela allait permettre de générer davantage de conflits, ainsi que de résoudre le problème de surpopulation parmi les mobiles. A ce stade, la Loosh produite l'était par la fin du cycle des statiques, des mobiles, mais aussi et surtout par le conflit entre les mobiles, et le jardin de ce quelqu'un commençait à être rentable.
Dans la foulée, ce quelqu'un créa une multitude d'espèces aussi bien parmi les statiques que parmi les mobiles, afin d'augmenter le conflit. Une diversité qui dans un parfait équilibre, une parfaite auto-régulation de population, allait générer de copieuses quantités de Loosh.
L'histoire des "dieux", avec un "d" minuscule, créant l'homme à leur image est un thème récurrent. Au passage ce n'est jamais pour de très bonnes raisons, quelle que soit la version à laquelle on accorde du crédit, et si il fallait leur trouver un point commun, ce serait probablement celui-là. Pour résumer, la création de l'homme est en général une expérimentation à des fins de divertissement ou d'esclavage. La création de l'homme, implicite dans la TSI Brochure, n'est pas sans rappeler le mythe de Prométhée. L'homme y est d'abord présenté comme une créature vulnérable, dépourvue de griffes, d'un cuir épais, ou d'une grande vélocité, et donc particulièrement inadaptée à cette arène sanglante qu'est le jardin de quelqu'un. Mais ce quelqu'un décida, pour faire une expérience, de mettre "une partie de lui-même", au sein de cette espèce, une source de mobilité, supérieure à l'instinct, la poussant en permanence à une quête d'union avec l'Infini, le Grand Tout. Une motivation condamnée à ne pouvoir trouver de satisfaction, du moins pas dans les limites du jardin de quelqu'un, assurant ainsi un mouvement permanent, "un trou dans l'âme" permanent, et donc une production de Loosh permanente. Une motivation qui néanmoins poussa cette espèce à devenir la dominante du jardin, et qui pourtant semble dépourvue de sagesse lorsque l'on contemple les affaires humaines.
Un autre passage, rappelant la mythologie, est celui ou quelqu'un, décide de subdiviser l'espèce humaine, implicitement désignée encore une fois, en genres, masculin, féminin. L'être humain est androgyne à la base, ou hermaphrodite, comme dans la mythologie, puis divisé en deux parties, afin que les deux cherchent continuellement à se réunir, sans jamais vraiment y parvenir. A l'origine de cette idée, l'observation de quelqu'un que de la Loosh pure émane de certains comportements. Comme lorsqu'une mère, dans une situation de danger, veut défendre ses petits par exemple. Mais une autre source de Loosh, tout aussi pure, fut identifiée en dehors de tout conflit. En effet en observant de près un des individus de l'espèce au sein de laquelle ce quelqu'un avait mis une "partie de lui-même", il se rendit compte que cet individu se sentait seul. Le sentiment de solitude était la source de cette Loosh si raffinée. C'est alors que cette espèce, sans différenciation sexuelle à la base, fut modifiée afin qu'il y eut désormais des mâles et des femelles, et que les deux cherchent continuellement à se réunir. Cela créa davantage de solitude, d'interactions, de conflits, et in fine, davantage de Loosh.
Mais il se révéla que, dans ses activités, d'une manière générale, cette espèce, au sein de laquelle quelqu'un avait mis une "partie de lui-même", produisait une Loosh hautement raffinée, une Loosh classée sous le label "Type 4M". Des Collecteurs sont devenus des experts dans la stimulation de ces activités produisant de la Type 4M et dans sa récolte. Ce qui suit est une citation exacte du texte, recensant ses diverses sources.
"Les plus communes ont été nommées amour, amitié, famille, avarice, haine, douleur, culpabilité, maladie, fierté, ambition, propriété, possession, sacrifice, et à une échelle plus large, nations, provincialisme, guerres, famine, religion, machines, liberté, industrie, marché, pour en lister quelques unes."
Pour résumer, la Loosh se dégage d'à peu près tout. Un commentaire cependant au sujet de cette liste. Les activités qui y sont recensées impliquent globalement du conflit. Et qui dit conflit dit souffrance. Il peut y avoir des exceptions, mais le conflit, et la souffrance qu'il génère, restent la base pour l'émanation de Loosh. Ils sont un peu comme la farine et beurre en cuisine, des indispensables. Apparemment l'amour produit de la Loosh, mais n'est certainement pas sa source principale, car si le monde était fait d'arcs en ciel, ça se saurait. La haute qualité de la "Type 4M", pourrait être expliquée par le niveau de conscience supérieur de l'animal humain, par la plus value qu'il apporte aux interactions, un ingrédient supplémentaire, qui rend la Loosh si excellente. Car deux prédateurs qui se déchiquettent dans la jungle, n'ont certainement pas recours à une gamme d'émotions très complexes, ils sont gouvernés principalement par l'instinct. En ce qui concerne l'animal humain, il y a la haine, la jalousie, l'envie, la colère, bref toute une gamme d'émotions négatives que la psychologie qualifie d'"états normaux de conscience", sans rire.
Au crédit de ce récit, nul autre ne semble expliquer aussi bien notre monde de prédation. Mais que ce monde ait effectivement été manufacturé comme un enfer ou pas, un constat reste le même, c'est un enfer. Pourtant, l'espèce qui y est dominante, au moins en apparence, s'auto-qualifie de sage d'entre les sages (lol). En admettant que ce que raconte la TSI Brochure au sujet de la planète Terre soit vrai, et donc que cet endroit soit mauvais par essence, il serait permis d'espérer qu'une espèce ayant la prétention de s'auto nommer Sapiens Sapiens change la donne. Oui, mais non.
La famille humaine, qui se croit très évoluée parce qu'elle dispose d'un ensemble de conneries comme les smartphones sur lesquels elle peut consulter les résultats des matchs de football, est le principal vecteur du chaos ambient, et donc aussi probablement la principale source de Loosh parmi toutes les espèces du jardin. Elle génère de la souffrance, chez elle-même, mais aussi chez les autres espèces qu'elle exploite, pour de prétendus besoins alimentaires, alors qu'elle ne fait qu'exécuter un rituel pour les forces archontiques. C'est à ce point que l'humanité est évoluée. A ce sujet, l'humanité ne doit pas s'attendre à autre chose que l'esclavage, ou du moins ne mérite autre chose que l'esclavage, en vertu du fameux "As Above So Below", la loi de la correspondance, qui voudrait, si il existe une forme de justice dans l'Univers, que ce que l'humanité fait aux autres espèces soit en retour le sort qui lui est réservé. Qu'en est-il de nos fermiers? Bonne question.
Mais l'on pourrait arguer que l'humanité n'est pas homogène. Que, par exemple, le chaos est induit par une minorité de psychopathes, dont on peut spéculer qu'ils décident d'être les minions de nos fermiers, et que la majorité n'y est pour rien. Peut être que c'est vrai. Mais alors pourquoi la majorité se laisse faire par une minorité? Il y a un concept qui s'appelle "champs de la conscience", ou "champs énergétique". Peut être une autre désignation pour cette autre loi qu'est le mentalisme, "All Is Mind". Et qui veut que les choses aillent dans le sens du signal émis par la majorité. Mais nul besoin de recourir à ce genre de concepts, la logique seule suffit pour comprendre que le monde ne saurait être au fond d'une cuve de toilette si la majorité n'y trouvait une forme de complaisance.
En effet il faut remarquer une chose au sujet de l'espèce humaine, deux choses en fait. La première est qu'elle est probablement inconsciente, à l'échelle collective, qu'elle est un animal de ferme. La seconde est qu'elle adore le drama, au sens large. Ainsi, quand bien même elle aurait reçu le mémo au sujet de son statut de bétail, cela ne changerait probablement rien à l'affaire. Car cesser d'engraisser ses fermiers, s'en émanciper, impliquerait qu'elle évolue, qu'elle change son comportement, et ainsi qu'elle se mette elle-même sous sevrage. Il faut faire l'exercice mental d'imaginer un monde qui serait un Paradis pour chacun. "Let Us Create Heaven On Earth." Ce serait d'un ennui, n'est-ce pas? Le football ne suffirait point.
Dans la Bible, il y a cette histoire avec Jésus et Barabbas. Une allégorie de la naïveté prenant une leçon de réalisme. Et la réalité c'est que le monde fonctionne exactement de la façon dont il a été conçu pour fonctionner, qu'il tourne comme une horloge. Une horloge qu'il est vain de vouloir réparer, celle-ci n'étant pas cassée, et dont il serait plus logique de dire qu'il faut au contraire la mettre en pièces. Un voeu pieux. Dans une telle construction, les gens qui s'éveillent constitueront toujours une anomalie. Le reste, la masse d'esclaves, continuera à se complaire du shit show, à moins peut être que celui-ci atteigne de telles proportions qu'il provoque une overdose et force l'espèce à évoluer. Mais une certaine harmonie, une certaine balance, doit être conservée dans un jardin. Si vous n'y déversez que du fumier vous obtenez un champ de merde. Le fermier sait ça. Est-ce la raison pour laquelle il nous est donné l'amour? Cette digression amène à la conclusion suivante : le salut est un parcours individuel, la seule personne que l'on peut sauver est soi-même. Et pour quiconque il devient de plus en plus évident que cet endroit nommé planète Terre est un spectacle de clowns, des solutions, ou du moins des pistes de réflexion, pourraient être proposées, pour un autre article.
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